Constantin
Frantz, né le 12 septembre 1817 à Börnecke (dans l'actuel Land de
Saxe-Anhalt) et mort le 2 mai 1891 à Blasewitz, est un philosophe,
diplomate et politologue allemand et l'un des précurseurs du
fédéralisme européen.
Après
des études de philosophie et de mathématiques aux universités de
Halle et de Berlin, Constantin Frantz intégra le service
diplomatique du Royaume de Prusse, service qu'il quitta toutefois
après dix-huit années. En fait, il était en désaccord avec la
politique de Bismarck qui visait à construire progressivement, et
par des guerres, un État national allemand. Constantin Frantz, lui,
était en faveur d'une fédération d'États autonomes en Europe
centrale. Non seulement rejetait-il le dualisme austro-prussien dans
le monde allemand, mais encore contestait-il la prétention de la
Prusse - qui renfermait une forte minorité polonaise - à unifier et
à diriger le monde allemand et, aussi, l'idée que l'Autriche,
empire multinational, pût sans se dissoudre au préalable jouer un
rôle constructif dans le monde allemand. Par ailleurs, Frantz était
opposé à la violence guerrière comme moyen de résoudre les
conflits.
Sa
conception du fédéralisme mérite d'être rapprochée des idées de
Pierre-Joseph Proudhon.
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