Edmund
Husserl [ˈʔɛtmʊnt ˈhʊsɐl]1 (8 avril 1859 - 26 avril 1938) est
un philosophe et logicien, autrichien de naissance, puis prussien,
fondateur de la phénoménologie, qui eut une influence majeure sur
l'ensemble de la philosophie du xxe siècle.
Husserl
a étudié les mathématiques avec Karl Weierstrass et Leo
Königsberger, et la philosophie avec Franz Brentano et Carl Stumpf2.
Il a enseigné la philosophie comme Privatdozent à l'Université
Martin-Luther de Halle-Wittemberg à partir de 1887 avant de devenir
professeur en 1901 à l'université de Göttingen, puis à partir de
1916 et jusqu'à sa retraite en 1928 à l'université Albert Ludwig
de Fribourg. Il est demeuré actif et productif jusqu'à sa mort en
19383. Ses archives sont conservées à l'Institut supérieur de
philosophie de l'Université catholique de Louvain (depuis 1968).
Dans
ses premiers travaux, il essaye de combiner les mathématiques, la
psychologie et la philosophie de façon à fonder les mathématiques.
Il analyse le processus psychologique nécessaire au concept de
nombre et essaie sur cette base de bâtir une théorie systématique.
La pensée de Karl Weierstrass lui permet de soutenir l'idée que
nous générons le concept de nombre en comptant une certaine
collection d'objets. Il reprend à Brentano et à Stumpf la
distinction propre/impropre : l'observateur se fait une
représentation propre de l'objet s'il est physiquement présent
devant lui et impropre (ou symbolique) dans les cas où l'objet est
représenté par des signes et des symboles. Dans sa première œuvre
majeure, Recherches logiques (1900-1901), il rompt avec le
psychologisme et fonde la phénoménologie comme science destinée à
supplanter les sciences de la nature qu'il juge inaptes à élucider
le rapport de l'homme au monde4. Deux autres œuvres majeures
suivront : Idées I (1913) et Krisis (1936).